Interview : Mathieu MERCIER (French Version)


Mathieu Mercier dans son atelier a Paris. Photo : Selina Ting ©initiArt Magazine

Mathieu Mercier dans son atelier a Paris. Photo : Selina Ting ©initiArt Magazine, 2012.

 

English Version

 

Objects are at the core of the art of Mathieu Mercier (*1970, France). Fascinated by the utopian modernist project of Total Art which seeks to integrate art to our everyday life, and the opposite Duchampian gesture of Ready-Made which aims at transposing a common object into art, Mathieu Mercier redefines the position of the objects (often common household and industrial products) through a constant questioning of their symbolic and utilitarian values. Such an approach liberated the objects from all acquired knowledge; hence, allowing a perfect “fuse of supermarkets and museums”, to put it in the artist’s words, not without art historical references.  

A “Mondrian” shelf made from DIY boards and primary-colored household objects such as blankets, plastic bins and stationary folders (Drum and Bass, 2002); a neon loop hanging on the wall like a rope (Untitled, 2004); an eye-test chart made of direct superimposition of a 1919 typeface designed by Theo van Doesburg and a 1979 curved font by Edward Benguiat (ZU, 2004); five black and grey Perspex circles of different sizes, each to represent  one generation of recording disks, from LPs to digital media (Hi/Lo/No-Tech, 2002), etc. Mathieu Mercier proposes to us an archaeological account of forms, a dialogue between modern art and contemporary mass consumption, and an evolution of the meaning of “modernity” from its utopian dream to its commercial triumph.  

The interview was conducted at the occasion of Mathieu Mercier’s two solo exhibitions this year, Sublimation in Le Crédac (Jan – March 2012) and Désillusions d'optique in Fri Art, Fribourg (May – August, 2012).

Selina Ting
31 July 2012

 

MM – Mathieu Mercier
ST – Selina Ting pour l’InitiArt Magazine

 

La confrontation et l’interchangeabilité

 

ST : Commençons l’entretien par cette idée de « confrontation » dans votre travail. L’une de vos premières œuvres, Fils électriques (1995), que j’ai pu voir plusieurs fois chez des collectionneurs, évoque une possible confusion entre l’art dans l’espace et l’élément architectural.

MM : C’est une image évoquée. Cependant, si l’on est vraiment attentif, cet assemblage de connexions diverses ne peut réellement prêter à confusion.
Je me souviens qu’en 1996, lors de la première exposition de cette pièce dans une galerie parisienne, quelqu’un avait dit : « Il faut faire attention à ce genre de chose parce que les gens peuvent le prendre pour une œuvre d’art ! ». Cette personne pensait qu’il s’agissait d’un travail de chantier mais, aux vues de ses qualités plastiques et de l’environnement dans lequel elle était située, il en déduisit qu’elle pouvait être assimilée à une œuvre d’art. Plastiquement, la pièce est effectivement dynamique et picturale. Elle évoque un bouquet complet « high-tech » en chantier.

 

Mathieu Mercier, Fils électriques, 1995, dimensions variables. Courtesy Mathieu Mercier.

Mathieu Mercier, Fils électriques, 1995, dimensions variables. Courtesy Mathieu Mercier.

 

ST : L’idée de travailler avec des matériaux existants était-elle déjà présente dès vos premières créations ?

MM : Oui, cette idée existe effectivement depuis le début dans mon travail et notamment du fait de questions économiques ou relatives à l’occupation de l’espace. Fils électriques est une pièce aux dimensions réduites, que j’avais apporté dans ma poche en vue de la soutenance d’un projet. À la base, le fait de travailler avec des objets usuels était plutôt une volonté d’agir avec ce qui était disponible. De même, lorsque je travaille dans un nouveau contexte, sans mes outils, ni mes archives, j’ai tendance à répéter ce geste qui me place en observateur d’un réel immédiat. Cela consiste à aller dans les magasins du coin, à inventorier les objets et à trouver ceux qui seront plus signifiants que d’autres. Je crée ainsi des catégories et élabore des collections. Rien d’extraordinaire à cela, beaucoup d’artistes travaillent comme ça. Il est vrai que le rapport aux objets m’intéresse beaucoup, tout comme la forte portée significative qu’ils peuvent avoir dans une apparente banalité. Dans l’exposition actuellement présentée à Fri Art, il s’agit de ce fait d’un déplacement, d’une confrontation qui place des objets dans une perspective différente, et qui sème une forme de trouble sur leur définition même et les catégories dans lesquelles on les a communément placés.

 

(À gauche) Mathieu Mercier, Sans titre, 2005, néons, patère métallique laquée,  65 x 35 x 25 cm. (Au centre) Mathieu Mercier, Lampe double-douille, 1999, 11 ampoules, 10 double-douilles, dimensions variables. (À droite) Mathieu Mercier, Deux chaises, 1998, plastique, bois, peinture, 90 x 120 x 60 cm. Collection Clémence & Didier Krzentowski, Paris. Courtesy Mathieu Mercier

(À gauche) Mathieu Mercier, Sans titre, 2005, néons, patère métallique laquée,  65 x 35 x 25 cm. Photo : © Florian Kleinefenn. (Au centre) Mathieu Mercier, Lampe double-douille, 1999, 11 ampoules, 10 double-douilles, dimensions variables. Photo : © Florian Kleinefenn. (À droite) Mathieu Mercier, Deux chaises, 1998, plastique, bois, peinture, 90 x 120 x 60 cm. Collection Clémence & Didier Krzentowski, Paris. Photo : © Florian Kleinefenn. Courtesy Mathieu Mercier.

 

ST : Comment traduisez-vous notre relation au réel ? La concevez-vous avec une sensibilité particulière en termes de symbolique et de valeur abstraite des objets ?

MM : Pour répondre à cette question, il faudrait d’abord pouvoir s’entendre sur une définition du réel. Selon moi, cette notion englobe ce sur quoi l’on peut agir mais également ce qui agit sur nous. Dans ma relation au réel, il reste toujours quelque chose d’elliptique. Il s’agit plus d’un enchaînement d’intensités différentes, où le réel passe d’un référant solide à un régime allusif, puis, à nouveau, à une netteté des signes. Par exemple, dans la série de Néon-boucle, je me saisis d’une matérialité triviale pour la rapporter à une invention artistique, d’où une variation significative dans la relation voulue, ou reçue, au réel. Il y a de toute façon toujours du réel mais j’essaie, certainement comme tout artiste, de lui procurer une « variante », ne serait-ce qu’en assemblant certains de ses éléments dans un « geste » pertinent. Un geste qui exclut la maladresse, la niaiserie, la provocation facile, la thématique informative, le spectaculaire ou l’attendrissement.
Souvent, je cherche une forme particulière de précision : qu’une tension entre les éléments et les pièces qui s’ensuivent persiste, une tension qui probablement interroge la réalité de ces autres présences.

ST : Par contre, dans cette exposition, le déplacement des objets a créé un rapport plus fluide entre eux…

MM : Les objets utilisés sont d’usage courant, sans qualités stylistiques, presque illustratifs de l’idée que l’on s’en fait. Je me suis beaucoup intéressé aux projets des avant-gardes, qui espérant pouvoir faire travailler des artistes de tous domaines sur l’ensemble des productions humaines, pensaient que l’on arriverait à façonner une nouvelle société sur un projet d’art total. Le projet de modernité était avant tout un projet de production culturelle. Au même moment, Marcel Duchamp faisait un geste opposé en sortant un objet plutôt banal du contexte industriel pour le faire rentrer dans le contexte de l’art, en lui redonnant une haute charge symbolique. Finalement, à ce croisement, une question très intéressante se pose sur la manière dont on catégorise les « choses ». Ces questions révèlent de nombreux paradoxes et cela me permet de jouer avec un ensemble de codes, de symboles et de croyances. Mes œuvres sont des éléments extrêmement synthétiques, qui sont des signes utilisés pour leur portée significative immédiate. Elles jouent d’un rapport entre une logique de représentation abstraite et une autre logique d’usage et de production industrielle plus pragmatique. Mais les rapports que je crée entre les objets et les imprimés impliquent une interchangeabilité de statut.

 

Mathieu Mercier, Sans titre (bananes/kodak), 2011, bananes, sublimation sur socle en Corian, 90 x 60 x 60 cm. Centre National des Arts Plastiques. Photo : © Erling Lykke Jeppesen. Courtesy Mathieu Mercier

Mathieu Mercier, Sans titre (bananes/kodak), 2011, bananes, sublimation sur socle en Corian, 90 x 60 x 60 cm. Collection Centre National des Arts Plastiques. Photo : © Erling Lykke Jeppesen. Courtesy Mathieu Mercier.

 

ST : En même temps, il y a un processus de mystification de la réalité…

MM : [Rires] Oui, une référence appropriée pourrait être Magritte avec : « Ceci n’est pas une pipe ». Pour ma part, certains signes se mêlent assez facilement à des symboles informatifs, mystiques ou encore religieux.

ST : Est-il possible de remplacer les bananes, par exemple, par un autre objet sans rompre cette interchangeabilité ?

MM : Non, j’avais effectivement envisagé cette possibilité. Il y a systématiquement une confrontation d’un objet avec une mire, une charte graphique, des cercles chromatiques, etc. - avec ou sans distorsions, mais il faut un minimum d’analogies évidentes entre les formes pour engendrer un dialogue. L’objectif est d’activer l’imagination de celui qui regarde, sans toutefois arriver à une solution stable. Chaque pièce est travaillée de façon très individuelle. Il s’agit pour tous les objets, de donner le sentiment d’une énigme, d’une forme de rébus, avec comme effet sous-entendu, celui de l’illusion sans tour d’illusionniste.

 

Mathieu Mercier, Casque, 1998, plastique chromé, 40 cm de diamètre. Courtesy Mathieu Mercier

Mathieu Mercier, Casque, 1998, plastique chromé, 40 cm de diamètre. Photo : © Florian Kleinefenn. Courtesy Mathieu Mercier.

 

ST : Je pense à cette œuvre : un casque de moto accroché comme un objet de surveillance. S’agit-il de la même logique d’interchangeabilité dans la forme, las fonction ou la signification ?

MM : Je n’y avais pas pensé, mais il est vrai que cette pièce anticipait mes nouvelles idées. Casque (1998) est un miroir, un objet de réflexion jouant sur la double idée de protection, celle du corps et celle de l’espace puisqu’il est accroché tel un système de surveillance. Il s’agit plutôt d’un « double usage » pour un troisième statut que d’un dialogue.

 

La stratégie de l’abstraction

ST : Le rapport créé entre les objets dans votre travail est-il devenu de plus en plus abstrait ?

MM : Il a toujours été abstrait. Mur de chevilles (1994), l’une de mes premières œuvres, consiste en la création d’un motif de points colorés sur la totalité d’un mur en utilisant des chevilles de différentes tailles et de différentes couleurs pour créer une sorte de constellation.
Avant ça, j’ai produit des peintures à partir d’assiettes dont le motif était répété de manière régulière sur le mur. J’évacuais les problèmes de choix pour me concentrer plus particulièrement sur l’occupation de l’espace. Cela revenait à faire des peintures abstraites à partir du réel. Ce va-et-vient entre l’abstraction et le réel est donc effectivement présent depuis le début. Je le déplace intuitivement en fonction des opportunités et des idées qui me viennent à l’esprit. Il n’y avait donc pas là l’intention d’un programme et ce, probablement parce que j’ai le sentiment que les catégories nous servant à déterminer ou à opposer ce qui est abstrait, de ce qui est concret, sont particulièrement floues.

 

Vue de l’exposition, Neugierig?, Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn - Mathieu Mercier, Assiette et son motif concentrique répété sur un mur, 1993, acrylique, installation in situ sur un mur, dimensions variables. Collection Sammlung Paul Maenz, Berlin. Courtesy Mehdi Chouakri, Berlin

Vue de l’exposition, Neugierig?, Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn - Mathieu Mercier, Assiette et son motif concentrique répété sur un mur, 1993, acrylique, installation in situ sur un mur, dimensions variables. Collection Sammlung Paul Maenz, Berlin. Courtesy Mehdi Chouakri, Berlin.

 

ST : Le titre de l’exposition « Sublimations » au Centre d’art contemporain d’Ivry (20 janvier - 25 mars 2012) désigne-t-il à sublimer les objets banals par l’abstraction ?

MM : La sublimation est une technique à chaud que j’utilise pour imprimer des dessins sur des socles en Corian. Nommer une exposition par une technique de création pourrait s’apparenter au désir d’un peintre d’appeler son exposition « Huiles sur toile » [Rires]. La sublimation représente aussi, en physique, le passage de l’état solide à l’état gazeux, ce qui est une forme de disparition. Cette disparition, cette absence est un sentiment qui m’intéresse et sur lequel je travaille depuis toujours. Enfin, c’est également un terme utilisé en psychanalyse pour désigner le déplacement d’une énergie sexuelle vers des objets ou activités moins instinctuels.

ST : En réalité, c’est une technique qui rend les impressions et les socles plus concrets, plus solides. Donc, il y a un refus de la possibilité de disparition…

MM : La sublimation permet une impression dans la matière du socle, comme un tatouage.

 

Vue de l’exposition, Désillusions d’optique, Fri Art, Fribourg, du 26 mai au 19 août 2012

Vue de l’exposition, Désillusions d’optique, Fri Art, Fribourg, du 26 mai au 19 août 2012. Photo : © Julie Langenegger

 

ST : Un mot nettement bien choisi qui unifie tous les sens techniques et symboliques de l’exposition : on voit la force du langage abstrait. Par contre, c’est bien dans votre habitude d’appeler vos œuvres Sans titre ou par le nom de leurs matériaux constitutifs, comme Structure de bois et de mélaminé, Black box in white cube, etc. Est-il difficile pour vous de parler de votre travail ?

MM : La relation au langage est problématique pour moi, jusque dans les titres. Tout ce que je peux dire de mon travail se fait au travers d’un vocabulaire alibi. Ce que je rends intelligible par la forme est beaucoup plus complexe que ce que je peux partager par la parole.

ST : Les titres ou notices des œuvres descriptives peuvent-ils laisser place à l’interprétation des spectateurs ?

MM : La descriptive est une méthode, mais ce n’est pas ce que je préfère. L’intérêt de l’art se situe plutôt dans le dépassement de l’entendement. Les sentiments sont extrêmement difficiles à décrire.

 

Vue de l’exposition, Mathieu Mercier, Sans titres 1993-2007, ARC/Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 20 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Vue de l’exposition, Mathieu Mercier, Sans titres 1993-2007, ARC/Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 20 octobre 2007 au 6 janvier 2008. Photo : © Florian Kleinefenn

 

ST : Vous avez une passion pour l’organisation de l’exposition comme artiste-commissaire et vous assumez le commissariat de vos propres expositions, donc, le rôle de l’intermédiation entre l’œuvre et le spectateur. Quelle sorte d’image avez-vous pour les spectateurs dans votre conception de l’art ?

MM : Cette fameuse image du spectateur dépend énormément de la conception de l'espace d'exposition, de la scénographie ou encore de l'accrochage. En somme tout ce qui va entourer, tant l'œuvre que le spectateur, doit être pensé et organisé avec précaution. Lors de mon exposition au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 2007, j'ai fait très attention à cela. Je voulais présenter au public quelque chose de cohérent et d'efficace. Il était hors de question de poser des cartels Sans Titre partout. C’est pourquoi nous avons travaillé dur sur le plan qui était remis aux visiteurs, que je considère d’ailleurs comme une vraie publication. Plutôt que d'opter pour une présentation très « musée », nous nous sommes inspirés du langage des plans d'architectes, de ce qu'on appelle « les bleus ». Sur le devant, les logos du musée et celui de mon nom, créé pour l'occasion, étaient mêlés ; l'ensemble était très graphique et très visuel. D'un côté du dépliant, le visiteur voyait le pictogramme des œuvres avec juste ce qu'il fallait de légendes pour amorcer une lecture ; de l'autre, il y avait le plan, avec les œuvres placées dans l'espace du musée. Chaque visiteur a utilisé le plan comme il le désirait ; plusieurs parcours étaient possibles. Il s'agissait de ne pas être trop intrusif et pesant sur l'expérience du public, au sein de l'espace d'exposition. J'ai veillé à permettre une circulation sans contrainte, laissant vraiment une place à l'intuition du spectateur.

 

Le modernisme dans l’art aujourd’hui

ST : Peut-on revenir à l’idée de la modernité ?

MM : Je ne sais pas ce que ça veut dire ! [Rires] C’est presque devenu un terme commercial permettant de revendre sans cesse la même chose. La modernité c’est croire que le progrès est un processus continu.

ST : [Rires] Est-ce qu’avec le temps, le modernisme ou les projets avant-gardistes deviennent un matériau permettant aux artistes contemporains une liberté de se les approprier, de les référencer ?

 

Mathieu Mercier, Drum and Bass, 100% Polyester, 2003, étagères, serviettes, pot à crayons bleu, rouleau de vinyle jaune. Courtesy Mathieu Mercier.

Mathieu Mercier, Drum & Bass (Maison), 2003-2010, bol jaune, maniques bleues, classeurs rouges, 122,5 x 150 cm, courtesy Mathieu Mercier.

 

MM : J’ai utilisé Mondrian comme un symbole de modernisme pour un constat de fin de siècle. Ce n’est ni un hommage, ni une citation, mais la convocation d’une image rentrée dans le langage commun. J’effectue donc plus un travail de réflexion sur les avant-gardes que de citation. D’une certaine manière, c’était un moyen pour moi d’accoupler supermarché et musée.

ST : [Rires]  Merci beaucoup !

MM : Je vous en prie.

 

Vue de l’exposition, Sublimations, salle « de la rue », Centre d’art contemporain d’Ivry – le Crédac, du 20 janvier au 25 mars 2012.

Vue de l’exposition, Sublimations, Centre d’art contemporain d’Ivry – le Crédac, du 20 janvier au 25 mars 2012. Photo : © André Morin

 

Mathieu Mercier - Désillusions d'optique 
Du 2 mai au 19 août 2012
Fri Art, Centre d'art
CH-1701 Fribourg, Suisse

 

Mathieu Mercier
Né en 1970 à Conflans-Sainte-Honorine, Mathieu Mercier vit et travaille à Paris. Lauréat du prix Marcel Duchamp en 2003, il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles en France et à l’international. En 2007, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lui consacrait une première exposition rétrospective, intitulée Sans titres, 1993-2007, ensuite présentée à la Kunsthalle de Nuremberg. Sa dernière exposition personnelle, Désillusions d’optique, est actuellement présentée au Fri Art de Fribourg (Suisse). Il est représenté par la Galerie Mehdi Chouakri (Berlin), la Galleria Massimo Minini (Brescia) et la Galerie Lange & Pult (Zürich).

EXPOSITIONS PERSONNELLES (Sélection depuis 2007)
2012
Désillusions d'optique, Fri Art, Fribourg
Sublimations, Centre d’art contemporain d’Ivry – le Crédac, Ivry-sur-Seine
2011
A Quarter to Three, Skulpturi, Copenhague
Frühe werke und etwas neues, Galerie Lange & Pult, Zürich
2008
Des spectres et des automates, Le Dojo, Nice
Made in Japan by Mathieu Mercier, Super Window Project & Gallery, Kyoto
Mathieu Mercier, Galerie Lange & Pult, Zürich
Mathieu Mercier, Galerie Massimo Minini, Brescia
Mathieu Mercier, Ohne titel 1993-2007, Kunsthalle, Nuremberg *
T.A.G., Galerie Mehdi Chouakri, Berlins
2007
Mathieu Mercier, Sans titres 1993-2007, ARC/Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris *

* avec catalogue ou publication